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MOOC, COC, Quel POC ?

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En matière de formation à distance (FOAD) la mode est aux MOOC, ou plus exactement aux COC pour les entreprises. Mais de quoi s’agit-il ?

Les MOOC :  Massive Open Online Course

Ils sont nés dans les grandes universités Américaines et Anglaises avec le développement du Web 2.0. Très vite ces universités ont compris l’avantage qu’elles pourraient tirer du web interactif (blog, forums, wiki, réseaux sociaux…) pour diffuser leurs contenus et permettre à un plus grand nombre de se former donc d’être diplômés.

Il y a deux ans, j’ai eu la chance d’être invité par la société W4, spécialiste du BPM et de la dématérialisation des processus, à une présentation des travaux de recherche d’un appel à projet européen sur l’ergonomie contextuelle des interfaces. J’y ai rencontré le responsable de l’Open University qui comptait déjà plusieurs centaines de milliers d’étudiants. L’interrogeant sur le sujet, il m’indiqua qu’à sa connaissance aucune projet d’une telle ampleur existait en France; aux Etats-unis oui, aux Pays-Bas et en Allemagne également mais en France, non.

Les MOOC semblent être parvenus à traverser la manche, puisque cet acronyme est particulièrement à la mode depuis plusieurs mois, dans les journaux comme sur le net. Aujourd’hui 60 MOOC seraient accessibles sur la plateforme France Université Numérique (FUN)

Mais qu’est-ce qu’un MOOC ? Selon une étude récente 70% des Français ignorent tout des MOOC et la littérature actuelle off et one-line n’est pas prête d’éclaircir ceux qui veulent en savoir plus.

Les MOOC,  sont des dispositifs pédagogiques, comme d’autres dispositifs, visant à former (course) un grand nombre de personnes (Massive) en ligne (One-line) et de façon ouverte à tous (Open).

Comme tous les dispositifs pédagogiques, le MOOC répond à un objectif de formation (par exemple obtenir le diplôme x ou y) et nécessite une inscription pour obtenir les contenus durant une période déterminée. Au final l’apprentissage doit être sanctionné par un diplôme ou un certificat.

Les nouvelles technologies et les progrès réalisés, ces dernières années, par les telecoms en matière de transmission de données facilitent le développement des MOOC. Ils permettraient de former des millions de personnes qui n’avaient pas l’occasion de l’être auparavant, si tant est qu’ils puissent accéder à un terminal numérique connecté. C’est d’ailleurs un point sur lequel l’UNESCO fonde beaucoup d’espoir comme il l’a été rappelé lors du 4ème Forum mondial des apprentissages tout au long de la vie  des 5 et 6 février 2015.

Les MOOC, tant qu’ils répondent à cette définition peuvent prendre plusieurs formes :

  • vidéos en ligne,
  • elearning et rapidlearning non contraints par l’emploi d’une plateforme à accès sécurisés,
  • tutoriels,
  • didacticiels,
  • diaporamas,
  • ressources documentaires,
  • ebook…

L’interactivité peut être un plus, mais elle n’est pas absolument nécessaire, ni très souvent présente. La réussite des MOOC repose essentiellement sur la motivation des apprenants. « Si je ne suis pas attentif, si je ne travaille pas, je n’apprends pas et je n’aurai pas mon examen ».

Pourquoi parler de MOOC en entreprise ?

Si l’objectif est d’offrir à ses collaborateurs la possibilité de s’inscrire à un MOOC, pour se former, se diplômer et mieux s’adapter au marché du travail, ces dispositifs sont pleinement justifiés. La motivation sera-t-elle en revanche suffisante pour un collaborateur qui doit assumer en parallèle ses 35 heures de travail légales ?

Si l’objectif est de mettre à disposition de ses clients des contenus leur permettant de mieux connaître l’entreprise, ses produits et services, on ne peut pas utiliser le terme MOOC. On parlera plutôt de tutoriels ou de didacticiels ne devant pas dépasser les 2 minutes.

Si l’objectif est de former ses clients à ses produits et services en vue de délivrer un diplôme, une qualification ou  un certificat, la non plus on ne parlera pas de MOOC. Il ne s’agit pas dans ce cas de Cours « Open ».  On parlera alors de COC ou Corporate One-line Course (absence du qualificatif « Open »). Ces COC doivent être traités comme tous les dispositifs pédagogiques et répondre aux questions suivantes :

  • Quelle est la cible (qualitativement et quantitativement) ?
  • Quel est l’objectif ? A l’issue de la formation, que doit savoir l’apprenant ? De quoi doit-il être capable ?
  • Quels sont les sous-objectifs pédagogiques ?
  • Quel est le déroulé pédagogique, les séquences, le timing de chaque partie ?
  • Quels sont les médias et méthodes pédagogiques ?
  • Qu’elle interactivité faut-il prévoir ?
  • Quelle intégration doit avoir le cours avec les autres dispositifs pédagogiques (présentiel, classes virtuelles, elearning, blended learning, mobil learning, gaming, social learning, accompagnement managerial, tutorat,…)
  • Quels aspects matériels doivent être abordés (terminaux de diffusion, ordinateurs, tablettes, smartphones, serveurs…)
  • Quelles problématiques de sécurité doit-on respecter ?

Place du Social Learning dans le COC ?

L’utilisation d’une plateforme de type  Réseau Collaboratif d’Entreprise est à mon sens indispensable.

C’est elle qui va permettre de créer l’interactivité facilitant les acquisitions par le développement des apprentissages informels apprenant-apprenant et apprenant-formateur.

Lors de son allocution à l’UNESCO du 5 février 2015, Yves ATTOU, Président du CMA estimait que 80% des apprentissages sont informels. Comment comprendre que la formation professionnelle ne s’y intéresse pas ?

Comment piloter un projet de COC ?

On comprend à la lecture des points à aborder pour réaliser un COC, que le travail préparatoire peut s’avérer assez conséquent. La bonne approche est de constituer un premier petit groupe de travail (10 personnes maximum) représentatif de l’ensemble des services de l’entreprise :

  • commercial
  • marketing
  • formation interne/externe
  • informatique
  • sécurité
  • production
  • SAV
  • mais aussi revendeurs, distributeurs ou partenaires.

Ce groupe de travail aura soin se se réunir une dizaine de fois pour élaborer collaborativement la note de cadrage du projet COC envisagé. Les enjeux et contraintes techniques et financières devront également être abordées dans ce document.

Le travail doit être réalisé en quelques jours et permettre d’élaborer un prototype. Une première version (alpha) sera soumise à une première population test, intégrant quelques clients pour un premier retour d’expérience (RETEX). Un second prototype ou version bêta, se nourrissant du premier RETEX sera ensuite diffusé à un plus grand nombre de participants. Cette approche s’appuie sur la réalisation de POC (Proof of Concept). Elle est plus rapide, plus efficace et permet de dimensionner le projet en fonction des investissements acceptables en regard des enjeux et des attendus.

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